Le webzine du Tennis

lundi 8 mars 2010

Coupe Davis 1er tour : la France qualifiée

Julien Benneteau et Mickael Llodra qui constituaient le double de l’équipe de France ont apporté le point décisif dès samedi après midi. Opposé à la paire allemande composée de Kohlshreiber et Kas, les français ont d’entrée de jeu monté leur supériorité dans tous les domaines du jeu. Et malgré, une baisse de concentration dans la troisième manche – concédée 6/1- les tricolores bouclent la rencontre en 4 sets : 6/1 6/4 1/6 7/5 sur une dernière volée de coup droit rageuse de Julien Benneteau. Belle performance des joueurs de Guy Forget qui vont affronter l’Espagne de Rafael Nadal en quart de finale. L’équipe ibérique a éliminé quant à elle la suisse, orpheline de Roger Federer. Sur la terre battue de Logrono, seul Stanislas Wawrinka a su maintenir le suspense en venant à bout lors du premier jour de Nicolas Almagro au terme d’une partie de près de 4 heures. Ce sera le seul point pour les helvètes. David Ferrer, confronté à Marcos Chiudinelli, se chargeant de ramener les deux équipes à 1/1 dès le vendredi soir. Le double fut ensuite gagné par l’Espagne (Granollers /Robredo) avant que David Ferrer ne corrige « Stan » Wawrinka, épuisé par son marathon de Vendredi, 6/2 6/4 6/0. Dans le dernier match sans enjeu, Almagro bat Chiudinelli 6/1 6/3.
La Russie, privée de Davydenko et Andreev, blessés, a sorti l’Inde. Dépourvue de véritables talents en simple, les Indiens n’ont pu glaner que le point du double. L’équipe, composée de Buphati et Paes (anciens numéro un mondiaux) ont en effet facilement disposé des Russes ( Gabashvili/Kunitsyn) 6 /3 6/2 6/2. En résumé, seul Dewarmann a pris un set à Kunitsyn lors du 1er match – le tie break du 1er set- Michael Youzhny, fort de son bon début de saison, n’a fait qu’une bouchée de ses adversaires au cours de ses deux matchs de simples. Une des affiches de ce premier tour opposait la Suède à l’Argentine. Robin Soderling a tenu son rang en remportant ses deux points de simple. Mais, c’était sans compter sur le retour de David Nalbandian, joker de luxe et qui permet d’une part à l’Argentine de rapporter le point du double puis le point de la victoire lors du match décisif face à Vinciguerra (7/5 6/3 4/6 6/4).

Les sud Américains affronteront la Russie pour une place en demi finale. Sans James Blake et Andy Roddick, les états unis n’ont rien pu faire contre la Serbie emmenée par Victor Troicki et Novak Djokovic. Même si John Isner et Sam Querrey ont posé de nombreux soucis aux Serbes, la « Djoko team » mène 2/0 dès le vendredi soir. Les Américains remportent néanmoins le double et oblige Djokovic à disputer une partie haletante face à John Isner. Le numéro deux mondial ne s’en sortant que 6/4 au 5ème set. La Serbie rencontrera en ¼ de finale son « cousin » Croate. La Croatie étant largement sorti vainqueur de son duel qui l’opposait à l’Equateur, représenté par les frères Lappenti.
5/0 pour Cilic et Karlovic qui ont gagné leur simple et le double, le samedi. Les remplaçants n’ayant pas réussi à sauver l’honneur dans les parties sans enjeu du dimanche. Enfin, la république Tchèque – finaliste de l’épreuve en 2009- n’a laissé aucune chance à la Belgique, composée d’Olivier Rochus, Xavier Malisse et Steve Darcis. Berdych et Stepanek, motivés et malgré un public hostile, ont su gérer avec brio les rencontres du premier jour et le double du samedi : résultat 3/0 et une place en quart de finale contre le Chili ou Israël dont l’issue n’est pas encore connue à ce jour.

vendredi 5 mars 2010

Coupe Davis 1er tour : France/Allemagne => Solide Gaël !

L’équipe de France reçoit celle d’Allemagne à Toulon dans le Var. Un match piège, même si l’équipe germanique est privée de Tommy Haas, car Gaël Monfils, chargé d’entamer les hostilités, reste sur une défaite face à l’Hollandais, Thiemo de Bakker en septembre dernier. Son adversaire Philip Kohlshreiber est une vieille connaissance. Le français l’ayant battu à deux reprises et notamment lors de la finale de l’open de Moselle à Mets en 2009. D’entrée de jeu, le français est solide en première balle de service et se montre très performant en jeu de fond court. Ne cédant aucun espace à son adversaire et réalisant des prouesses en défense, il écœure vite son adversaire qui lâche sa mise en jeu à deux reprises dans le 1er set conclu 6/1 en à peine plus d’une demi heure. Au début du second set, Gaël retombe dans ses travers en se positionnant loin derrière sa ligne de fond de court. L’allemand n’en demande pas tant et se détache vite 3/0. Monfils rectifie le tir et recolle immédiatement au score, mettant au supplice Philip. Celui-ci est contraint de prendre trop de risque et commet souvent la faute à l’échange. Le 13ème mondial connait une seule autre alerte dans cette manche, sous la forme de trois balles de break que le français sauve au 8ème jeu. A partir de ce moment, Gaël accélère pour mener 2 sets à zéro : 6/1 6/4. La physionomie de la rencontre n’évolue guère lors du 3ème « round ». Le français, impeccable sur sa ligne de fond fait craquer Kohlshreiber qui ne trouve pas de solution de rechange. Même si celui ci debreake pour revenir de 2/4 à 4/4, il se fait logiquement battre en 3 manches 6/1 6/4 7/6 (5) dans une partie que Monfils a contrôlé de bout en bout. Belle remise au point du parisien et premier point pour la France.
Dans le deuxième match de la journée, Jo Wilfried Tsonga est opposé à Benjamin Becker dont les initiales rappellent celles de son illustre prédécesseur, Boris Becker et qui a la particularité d’être le dernier joueur à avoir battu André Agassi lors du second tour de l’Us open en 2006. Le numéro un français affiche d’emblée sa supériorité en breakant d’entrée son adversaire. Et malgré la perte de sa mise en jeu qui permet à Becker de revenir à niveau, le manceau en remet une couche pour remporter le 1er set 6/3. La seconde manche est une copie conforme du 1er acte : supérieur au service et en coup droit, Tsonga ne se laisse pas perturber par la qualité de frappe de Benjamin. En outre, « Jo » connait une belle réussite dans ses montées au filet et use à bon escient du revers slicé qui neutralise les velléités adverses. L’affaire semble dans la poche : 6/3 6/2. Alors que l’on pensait que le français allait conclure en 3 manches après on break d’entrée de set, le protégé d’Eric Winogradsky perd sa concentration, laissant davantage l’initiative à son adversaire qui en profite pour enlever le set au jeu décisif, 7 points à deux. Apres cet écueil, le 11ème mondial repart à l’assaut pour breaker Becker dès le 2nd jeu et parvient à conserver son avance jusqu’ à la fin pour une victoire 6/3 6/2 6/7 6/3. Il permet à la France de mener 2/0 dès le premier jour et met le double tricolore, qui sera composé de Julien Benneteau et Mickael Llodra, dans les meilleures conditions.

jeudi 4 mars 2010

Et si c’était vrai…

Vendredi 5 mars 2010, le premier tour de la coupe Davis débute. Cette épreuve mythique par équipe qui existe depuis 1900 décerne en fin d’année, le titre honorifique de champions du monde. Toutefois, cette compétition connait depuis quelques années des défections en tout genre. Roger Federer, concentré essentiellement sur les tournois du grand chelem et du circuit A.T.P a souvent répondu absent. Rafael Nadal, même si l’Espagne est détentrice du saladier d’argent, n’a pas participé au sacre de décembre dernier. En outre, d’autres grandes « voix » du tennis, comme Novak Djokovic lors de l’Open d’Australie et plus récemment, Robin Soderling prônent pour une épreuve se déroulant tous les deux ans en proposant une reforme de la coupe Davis sous un format « coupe du monde » afin de redonner de l’attrait pour la compétition qui semble de moins en moins intéressée les meilleurs joueurs du monde.
En effet, le tennis de haut niveau est devenu avec les années de plus exigeant sur le plan physique et il faut ajouter que le calendrier de ce championnat par équipe n’est pas forcement en phase avec le programme des tournois A.T.P. Il faut ainsi noter que le masters 1000 d’Indian Wells démarre la semaine suivante. La coupe Davis, par sa particularité a parfois tendance à « pomper » beaucoup d’énergie même si elle galvanise les joueurs, fiers de représenter leur pays. Le Serbe et le Suédois ont raison de soulever l’épineux débat qui fait froncer les sourcils et grincer les dents des responsables de la Fédération Internationale de Tennis. Si Roger Federer et Rafael Nadal ou d’autres ténors appuient la proposition des premiers cités, nous avons de bonne chance de voir la coupe Davis renaitre sous une autre formule. Le tennis en sortirait grandit comme l’intérêt que les champions porterait à cette épreuve unique en soi. Et alors, si c’était vrai...

lundi 1 mars 2010

atp 500 Dubai => demi finales : les plus beaux points

Novak Djokovic, le rescapé.

Alors que tous les ténors du tennis mondial attendent de pied ferme le premier masters 1000 de la saison 2010 qui commence dans 10 jours à Indian Wells, seul Novak djokovic semble être véritablement motivé par les tournois de « seconde zone ». En effet, à Dubaï, le Serbe a su conserver son titre au prix d’efforts considérables en demi finale face à Marcos Baghdatis puis en finale contre l’homme fort du moment, le Russe Michael Youznhy. Le numéro 2 mondial s’est donc battu comme un beau diable pour se qualifier en finale. Pestant continuellement vis-à-vis de son niveau de jeu qu’il a jugé très moyen face au Chypriote, il s’est finalement sorti de ce traquenard en faisant jouer son expérience dans les moments importants. Il s’impose 6/7 6/3 6/4 au terme d’une partie ardue qui a montré à tous les observateurs que « Nole » accorde autant d’importance à ses parties quelque soit le niveau de la compétition. Contrairement à Andy Murray qui avait affirmé, en substance après sa défaite face à Janko Tipsarevic qu’il aurait « joue différemment » dans un tournoi d’une autre envergure, Djokovic a « remis « le couvert » en finale contre Youznhy en étalant toutes ses qualités de bagarreur. Malmené dans la première manche, il l’emporte toutefois 7/5. Il mène 2/0 dans le second set avant l’interruption pour cause de pluie. Michael, auteur d’une belle semaine et vainqueur, entre autres de Jürgen Melzer –tombeur de Mario Ancic- et Janko Tipsarevic,- tombeur d’Andy Murray- s’accroche pour égaliser à une manche partout mais à 3/3 dans le set décisif, c’est le serbe le plus prompt pour breaker et finalement triompher 7/5 5/7 6/3.
A Acapulco, David Ferrer a empêché Juan Carlos Ferrero de faire « la passe de trois ». L’Espagnol qui restait sur deux succès consécutifs à Costa do Sauipe et Buenos aires s’est fait « coiffer » sur le fil par son compatriote qui a pris sa revanche de la semaine passée qui avait vu l’ainé des deux s’imposer en Argentine. Cette fois ci, « le poux Ferrer » a su maitriser Juan Carlos en trois manches 6/3 3/6 6/1.
Alors que les Français s’étaient montrés peu en vue à Dubaï avec une majorité éliminée au 1er tour (sauf Jo Wilfried Tsonga au second tour), Jeremy Chardy, en lice au tournoi de Delray Beach a tiré son épingle du jeu en atteignant les quarts de finale, défait par Mardy Fish. Un triste bilan pour les tricolores, symbolisé par la performance de Richard Gasquet, une nouvelle fois battue à Acapulco par Nicolas Almagro alors qu’il avait encore le match bien en main : un set partout et 4/0 pour Richard dans le 3ème set. La sélection par Guy Forget du Biterrois pour le 1er tour de la coupe Davis va certainement redonner du baume au cœur à Gasquet qui connait un début de saison bien difficile.

mardi 23 février 2010

Open 13 Marseille 2010 : 100 % Français

Comme en 2009, l’édition 2010 de open 13 voit deux français s’affronter en finale. Mais cette année, Julien Benneteau remplace Jo Wilfried Tsonga. Celui-ci défait en 3 manches serrées par le Bressan – 7/6 5/7 7/6 n’a pas eu l’occasion de défendre son titre. C’est donc le finaliste de l’an passé, Mickael Llodra qui remporte le tournoi marseillais aux dépens d’un Benneteau, visiblement diminué par ses exploits de la semaine. En effet, Julien a réussi la performance physique de sortir les deux meilleurs français pour se qualifier pour la finale : Gaël Monfils en ¼ de finale puis Jo Wilfried Tsonga en demi. C’est aussi une performance technique de la part de Benneteau dont la première balle de service fut particulièrement efficace tout au long de la semaine. On a pu noter chez le finaliste une plus grande rigueur dans le jeu de fond de court et un mental à toute épreuve. Il faut croire que sa victoire contre Roger Federer lors du BNP PARIBAS Masters 1000 lui a donné des ailes et lui permis de franchir un nouveau cap.
Toutefois, dimanche 21 février, face à un joueur adepte du « chip and charge », le manque de fraicheur lui a été fatal. Même s’il affirmait après la partie que seul Llodra était responsable de sa défaite, on ne sort pas impunément de combats aussi éprouvants que ceux disputes contre les deux étoiles noires du tennis français. Mickael s’impose finalement 6/3 6/4 en contrôlant la partie de bout en bout. Jolie récompense pour le parisien qui avait dit qu’il était grand temps, à 29 ans de « se mettre du plomb dans la tête» après sa finale aux masters France du mois de décembre dernier. Promesse tenue et espérons que cette victoire ne sera pas la seule de cette saison 2010.

vendredi 19 février 2010

Apres Melbourne, la suite.

Pour cette avant dernière semaine de Février, les joueurs professionnels se partagent entre trois tournois : l’open 13 de Marseille, Memphis et Buenos Aires. Le mini polémique concernant Andy Murray qui a déclaré forfait au tournoi marseillais relance le débat sur le règlement de l’A.T.P qui autorise les compétiteurs à se retirer au dernier moment. Juan Martin Del Potro, toujours en délicatesse avec son poignet a lui aussi renoncer à la compétition phocéenne qui s’est vu subitement privée de ses deux premières têtes de série. Le public Marseillais s’est toutefois consolé en assistant à de belles performances de joueurs français. En effet, Mickael Llodra s’est débarrassé de Robin Soderling, vainqueur à Rotterdam la semaine précédente, en deux sets 7/6 6/4. Le Parisien a une nouvelle fois fait preuve d’efficacité dans son jeu de service volée et a réussit à agresser le Suédois qui ne semblait pas dans son meilleur jour. Toutefois, « Micka » a fait son match et se qualifie pour le dernier carré. Il sera accompagné de Jo Wilfried Tsonga qui en tant que tête de série numéro deux réalise un parcours solide : une victoire face à son Compatriote Josselin Ouanna 7/6 6/4 Puis un succès plus tranquille contre l’Ukrainien Illya Marchenko 6/3 6/4. Depuis l’élimination de Soderling, le numéro Français et tenant du titre est désormais l’archi favori de cet open 13 2010.
A Memphis, Jeremy Chardy, qui a connu un début de saison difficile avec des défaites au premier tour, s’est offert en début de semaine Fernando Verdasco qui avait triomphé la semaine précédente à San José aux dépens d’Andy Roddick. L’Espagnol qui avait du batailler 3 sets 3/6 6/4 6/4 pour battre le Texan a du rendre les armes en deux manches face au Palois : 7/6 6/3. Toutefois, le tricolore fut contraint à l’abandon au tour suivant contre le Slovaque Lacko. Le débat sur le renouvellement des performances est à nouveau d’actualité. En effet, après la défaite de Verdasco contre Chardy, la contre performance de Soderling face à Llodra, le tennis de haut niveau des années 2000 met en relief la difficulté des champions à enchainer les résultats semaine après semaine. Marcos Baghdatis, éliminé en début de tournoi par Llodra et finaliste de l’open d’Australie en 2006 a avoué que la concurrence depuis deux ans est toute autre que lorsqu’il avait atteint la finale à Melbourne. Ce qui explique les mésaventures passagères de certains joueurs appartenant au « gotha du tennis mondial ».
Revenons à Marseille, où Julien Benneteau réalise l’exploit de sortir Gaël Monfils. Le Bressan, particulièrement fringuant a su laisser passer l’orage du service tonitruant du Parisien. Il remporte la première manche 6/3 en profitant des rares opportunités offertes sur le service adverse. Alors que l’on pouvait croire que la partie allait tourner dans le second set quand Monfils s’est vite détaché 3/0, Julien, sans se démonter, parvient à recoller à 3/3. Puis une nouvelle mené 5 /3, il se bat pour égaliser à 5/5 bénéficiant du manque de constance de son adversaire. Il décroche finalement sa qualification sur sa mise en jeu au 12ème jeu et gagne le droit de retrouver « Jo » dans une demi-finale qui s’annonce spectaculaire. Llodra affrontera pour une place en finale, le vainqueur de la rencontre qui oppose le Français Guillaume Rufin au Russe Mischa Zverev.
A Buenos Aires, Juan Carlos Ferrero confirme sa bonne forme du moment. Victorieux la semaine dernière à Costa Do Sauipe, il s’est qualifié pour la demi finale en dominant son compatriote Ventura en trois manches 6/3 3/6 6/2. David Nalbandian, au physique de plus en plus fragile a du abandonner face à Albert Montanes. Les autres prétendants sont les Argentins, Zeballos et Monaco, puis le Russe Andreev et l’Espagnol Ferrer.

dimanche 14 février 2010

Apres Melbourne

Une semaine après l’open d’Australie, les joueurs se sont repartis entre trois tournois : Rotterdam, San José et Costa da sauipe. Robin Soderling qui n’avait pas encore remporté un match en 2010 a rectifié le tir victorieusement à Rotterdam en triomphant aux Pays Bas aux dépens de Russe Mickael Youznhy. Le dernier finaliste de Roland Garros avait montré ses superbes dispositions en balayant en quart de finale le Français Julien Benneteau. La leçon avait alors duré moins de 50 minutes et le Bressan est rentré bredouille avec un seul jeu marqué au cours de la partie (6/0 6/1). Ensuite, Robin se montra intraitable face à Nikolaï Davydenko, défait de façon autoritaire 7/6 6/4. En finale il bénéficie de l’abandon de son adversaire, blessé à la cuisse alors que Soderling menait 6/4 2/0.triste fin pour le Russe qui avant pratiqué un bon niveau de jeu, éliminant pour se qualifier en finale Gaël Monfils et Novak Dkokovic. Une victoire de bonne augure pour le Scandinave qui confirme avec ce treizième titre ses performances de 2009 qui l’avaient hissé dans les dix meilleurs mondiaux.
Aux états unis, Andy roddick, toujours fidèle au poste a connu une semaine tranquille. Opposé à son compatriote Deheart, puis à l’Argentin Mayer et enfin au Tchèque Berdych avant d’accéder aux demi finales, le Texan n’a cédé aucune manche. Seul le jeune Querrey a poussé Roddick dans ses retranchements qui a du s’employer pour se qualifier pour la finale en s’imposant 2/6 7/6 7/6. Il sera confronté à l’Espagnol Fernando Verdasco qui s’est quant à lui débarrassé de l’Ouzbek Istomin, également en trois manches 6/3 2/6 6/4.
A Costa Do Sauipe, le titre se jouera entre Juan Carlos Ferrero et Lukasz Kubot. Ce dernier ayant battu le Russe Igor Andreev en trois sets 2/6 6/2 6/4 pour atteindre la finale.

vendredi 5 février 2010

les plus beaux points du 16ème titre en grand chelem de "l'empereur Federer"

lundi 1 février 2010

Open d’Australie 2010, la finale : Federer/ Murray

Premier jeu accroché entre les deux finalistes. Federer au service est poussé à l’égalité mais parvient quand même à remporter sa mise en jeu. Le Suisse obtient trois balles de break suite à un fantastique revers gagnant le long de la ligne. La seconde est la bonne, le Suisse effectuant un somptueux décalage coup droit que l’Ecossais ne peut pas toucher. Mais Murray réalise des prouesses en défense et debreak immédiatement. En ce début de partie, les joueurs se jaugent et on assiste par moments à de longs échanges où aucun des deux joueurs ne cherchent à prendre l’initiative. Andy prend ses marques et égalise à 2/2. Celui-ci est très performant en retour et n’hésite pas à agresser Roger sur ses secondes balles. Murray a à nouveau trois balles de break au cinquième jeu. Sauvées par federer qui augmente « le volume » au service. Le match est très serré car on a dépassé la demi-heure de jeu au bout de seulement six jeux. A 4/3, le Suisse s’octroie une balle de break grâce à un magistral revers gagnant le long de la ligne. Concrétisée par un coup droit décroisé fulgurant. Le numéro un mondial sert donc pour le gain du set à 5/3. Il enlève la première manche 6/3 en élevant sensiblement son niveau de jeu.
A 1/1, federer accélère à l’échange et break à blanc Murray. Le Suisse a l’air d’avoir pris la mesure de son adversaire et le bouscule en fond de court. L’Ecossais a la tête dans le sac quand il se retrouve mené 3/1 et 15/40 sur son service. Il s’en sort grâce à son service et un magnifique contre-pied en coup droit long de ligne. Le Britannique n’affiche pas sa sérénité habituelle et est à nouveau sous pression à 4/2 0/40 sur sa mise en jeu. Andy sauve ces balles de break en sortant d’excellents premiers services. Et c’est péniblement que Murray reste au contact 4/3 Federer. Ce dernier gagne finalement la seconde manche 6/4 et prend une belle option pour la victoire finale.
A 1/1, « rodgeur » sauve une balle de break après un long rallye où les deux champions usent de tous les effets et trajectoires. L’Ecossais ne semble pas véritablement affecté par la perte du deuxième set et poursuit la course en tête dans la troisième manche. Le Britannique a l’air de s’être blessé et se touche la cuisse droite à de nombreuses reprises. A 3/2, Murray celui-ci obtient 3 balles de break. Le numéro un mondial commettant quelques fautes directes. Andy réussit à prendre l’engagement du Suisse à la dernière tentative. Et confirme sur sa mise en jeu. Federer remporte son service blanc et oblige l’Ecossais à servir pour le 3ème set. Ce dernier fait preuve de fébrilité et laisse le Suisse recoller à 4/5. « rodgeur » égalise à 5/5 et met la pression à Murray qui a élevé son pourcentage de premiers services dans cette manche. Il réalise trois aces pour mener 6/5. C’est finalement un jeu décisif qui va sceller ce set.
Murray est le plus prompt à démarrer et fait le mini break pour mener 2/0. L’Ecossais perd son avance en expédiant un revers à deux mains dans le couloir : 3/3 puis 5/4 Murray qui obtient deux balles de set grâce à un joli passing de coup droit plongeant. Federer, impérial sauve les deux balles de manche : 6/6. Puis deux autres au terme d’échanges interminables. Ca devient irrespirable dans ce tie break où l’on sent les deux protagonistes sous tension. Ceux-ci nous font revivre en mode miniature le tie break de légende entre Bjorn Borg et John Mac Enroe en finale de Wimbledon en 1980. Le Suisse va obtenir deux balles de match et Andy une ultime balle de set gâchée par une volée de revers dans le couloir. Mais à 12/11 Federer, Murray qui est atteint physiquement envoie un dernier revers dans le filet. Roger, soulagé et au bord des larmes peut lever les bras au ciel et savourer enfin sa 16ème victoire en grand chelem.

vendredi 29 janvier 2010

Open d’Australie 2010, seconde demi finale : Federer/Tsonga

Le numéro un mondial contre le numéro un Français. Il s’agit de la « belle » pour cette confrontation entre les deux hommes qui se sont déjà rencontrés à deux reprises. Les deux joueurs étant à une victoire chacune. Le Suisse qui a gagné le « toss » et a choisi de servir, obtient deux balles de break à 2/1 sauvées par d’excellents premiers services. Federer parvient néanmoins à prendre la mise en jeu adverse à la troisième tentative en glissant un petit passing de coup droit croisé. Le Français joue un peu court à l’échange et donne la possibilité à Roger de distribuer le jeu à sa guise qui varie parfaitement les effets et les longueurs de balles. Le Suisse n’offrant jamais deux fois de suite la même balle empêche « Jo » de développer son jeu d’attaque. En outre, Tsonga réalise un jeu de service médiocre à 5/2 Federer et cède donc la première manche à son adversaire.
Le Suisse continue d’évoluer sur son petit nuage et contrecarre les initiatives du tricolore. Celui-ci a tendance à s’irriter de son manque de réussite mais garde le contact en ce début de seconde manche : 2/2. Revers gagnant le long de la ligne, amortie, volée gagnante ; « Rodgeur » continue d’effectuer son récital et malmène Tsonga sur son engagement. Ce dernier doit le lâcher une nouvelle fois et est encore contraint à courir derrière le score : 6/2 5/2, « Jo » est impuissant et devient spectateur du match comme le public. Le Suisse conclut tranquillement le second set sur sa mise en jeu et fait le break dès le 3ème jeu. Tsonga est « à la rue » et ne peut que constater les dégâts.
Federer atteint la perfection dans tous les compartiments du jeu et profite au maximum des approximations du Français qui après avoir perdu une seconde fois son service semble ne plus y croire. A 5/1 Jo Wilfried sauve l’honneur mais le duel a tourné court dans une rencontre où Tsonga n’a jamais réussi à sortir de sa torpeur. Le manque d’expérience à ce stade de la compétition et le niveau de jeu incroyable du numéro un mondial ont eu raison des dernières velléités françaises. La leçon de tennis a duré un peu moins d’une heure trente : 6/2 6/3 6/2 pour Roger Federer.

jeudi 28 janvier 2010

Open d’Australie 2010, 1ère demi finale : Murray/Cilic

C’est le Croate qui a gagné le tirage au sort et a décidé de recevoir. Dès le deuxième jeu, Cilic est contraint de sauver deux balles de break dont une où les deux joueurs se retrouvent face à face au filet pour un échange spectaculaire. Pas de round d’observation entre ces deux champions qui représentent avec talent la nouvelle génération. Murray prouve que son jeu est d’entrée bien en place en malmenant Cilic sur ses engagements. Celui-ci réplique avec son coup droit dont la vitesse déstabilise le Britannique. Marin s’offre à son tour des balles de break-3- à 2/2. Sauvées par Andy qui profite de la moindre approximation de son adversaire. Cependant, Cilic réussit à prendre le service de Murray à la cinquième tentative. Le Croate confirme son break non sans avoir du batailler. L’Ecossais semble moins en jambe que face à nadal et cède à nouveau à blanc son service à 5/3 pour Marin qui conclut le jeu sur un nouveau coup droit gagnant. Le Croate remporte donc le premier set de façon plutôt convaincante.
Cilic ne semble pas encore éprouver par ses marathons face à Del Potro et Roddick et continue de distribuer ses coups droits puissants en fond de court. En outre, il varie parfaitement en réalisant de temps en temps des services volée. A 2/2, Murray s’invective bruyamment comme s’il cherchait une seconde motivation. Et fait le break suite à un point « monstrueux ». Andy qui avait l’air de grimacer pour une douleur aux lombaires a retrouvé tout son dynamisme. Le 7ème jeu est interminable, le Croate étant amené à sauver plusieurs balles de double break. L’Ecossais parvient à conserver son avance et sert à 5/4 pour égaliser à un set partout : la seconde est la bonne grâce à un enchainement « service coup droit vers l’avant ».
Le travail de sape de Murray commence à payer et Cilic est mis en difficulté dès son second jeu de service. A 15/40, Marin expédie un coup droit dans le filet cède par la même occasion son engagement. Curieusement, Andy commet des fautes inhabituelles en revers et le Croate toujours sur le qui vive debreake aussitôt. A 3/3, rebelote Cilic qui rentre dans le dur lâche à nouveau sa mise en jeu. Murray reste concentré et confirme son break pour mener 5/3. Sans coup férir, l’écossais achève la 3ème manche sur un service gagnant 6/4. Le Croate semble réellement pêcher physiquement au début du 4ème set ; il a tendance à perdre rapidement ses appuis, notamment en coup droit qui est son coup fort. Ce dernier acte est une formalité pour Andy, qui nettement supérieur sur le plan physique conclut tranquillement la partie sur son engagement pour s’imposer 3/6 6/4 6/4 6/2.
Les huit heures passées en plus sur le court depuis le début de la quinzaine ont été fatales à Marin Cilic qui s’est heurté à un roc en la personne d’Andy Murray, dont le niveau de jeu en dent de scie a été suffisamment solide pour annihiler les derniers espoirs du géant Croate. Et seconde finale en grand chelem pour le Britannique après celle de l’Us open 2008.

mercredi 27 janvier 2010

les meilleurs moments du 1/4 de finale Tsonga/Djokovic 7/6 6/7 1/6 6/3 6/1

Open d’Australie 2010, quatrième quart de finale : Tsonga/Djokovic

C’est imperceptible mais Jo Wilfried Tsonga est un peu nerveux en ce début de match et commet quelques fautes en coup droit. Il n’en faut pas plus pour Novak Djokovic de faire le break d’entrée. Toutefois, le Français debreake aussitôt profitant d’amorties mal touchées du Serbe. Peu mobile, tsonga ne parvient pas à garder la balle dans le court et cède à nouveau sa mise en jeu. Cependant, au moment de conclure la première manche à 5/3 sur son service, Djokovic se fait surprendre par son adversaire devenu subitement plus agressif et on se dirige tout droit vers un jeu décisif. Le Serbe réalise le mini break pour mener 4/2. Avantage que « nole » ne conserve pas longtemps suite à un magnifique revers le long de la ligne de « Jo ». Celui-ci est le premier à obtenir une balle de set à 6/5. Mais le Français sort son coup droit. C’est au tour de Novak de mener 7/6. Sauvée par Tsonga qui réalise un bel enchainement service volée. Aucun des deux joueurs ne veut céder : 8/8. Jo prend sa chance en montant au filet. Il remporte le premier set 10/8 au tie break.
Tsonga a manifestement décidé de venir davantage au filet et cela lui réussit jusqu’à présent. Mais à 2/2, il cède sa mise en jeu en expédiant un coup droit dans le filet. Le match devient haché avec des fautes directes de part et d’autre. Djokovic se met à commettre des fautes inhabituelles et c’est à nouveau l’égalité parfaite dans cette seconde manche : 4/4. Les serveurs font la loi et le Français continue de mener les débats, obligeant une nouvelle fois le Serbe à servir pour rester dans le match. C’est encore un jeu décisif qui se profile. C’est fait grâce à un service gagnant de Djokovic. Ce dernier est mené d’emblée 3/0 mais recolle de suite à 3/3. Novak n’est décidemment pas à son affaire et offre le mini break à Jo après une double faute. On joue à « qui perd gagne » dans ce tie break et voilà les deux champions à 4/4. A 6/5 pour le Serbe, Tsonga sort son coup droit et permet « Djoko » d’égaliser à un set partout.
Le gain de la seconde manche semble avoir donné des ailes à « Nole » qui semble nettement plus incisif à l’entame du 3ème set. Il réduit considérablement ses fautes à l’échange et obtient d’entrée une balle de break. Jo Wilfried doit sortir les premières balles pour ne pas se laisser distancer. Mais le Serbe passe la vitesse supérieure et se retrouve à 0/40. Une faute en revers du Français et c’est le break confirmé par djokovic qui prend une option sur le gain de la manche. Double break pour Novak qui est véritablement dominateur dans ce 3ème acte qu’il emporte 6/1. Un set à oublier pour le Français.
Dès l’entame du 4ème set, Djokovic a l’air de souffrir de maux d’estomac et après la perte de son service, à 2/0 pour « Jo » il demande une interruption « médical time out ». Tsonga confirme son break et mène désormais 3/0. « Nole » a baissé de régime et laisse son adversaire prendre le large : 5/0 pour le «Frenchie ». Le 5ème set pointe à l’horizon même si le Français perd un de ses deux breaks d’avance. Ce dernier ne faiblit pas et s’offre deux balles d’égalisation à deux manches partout. La 1ère est la bonne et c’est la cinquième manche qui s’annonce de tous les dangers!
Jo Wilfried est le plus prompt à démarrer et prend la mise en jeu adverse pour se détacher 2/0. Puis 3/1, Tsonga réalise même le double break grâce à une double faute du Serbe qui semble à l’agonie. Jo semble survolté et ramène des balles impossibles : 5/1 et « Djoko » est dos au mur sur son service. Le dernier jeu n’est qu’une formalité pour Tsonga qui conclut la rencontre sur un passing que Djokovic ne peut remettre dans les limites du terrain.

Open d’Australie 2010, troisième quart de finale : Federer/Davydenko

Federer a gagné le tirage au sort et a choisi de servir. D’entrée très offensif, le numéro un mondial a manifestement décidé d’imposer son jeu à son adversaire. Premier jeu compliqué pour le Suisse qui doit sauver deux balles de break. Le Russe semble être plus en jambe que son adversaire et réussit le break dès le troisième jeu. « Rodgeur » n’est pas très mobile et se fait surprendre par les services de Nikolaï qui ne sont pas d’une rapidité extrême. Federer accumule les fautes, notamment en coup droit et double break pour Davydenko qui mène 4/1.Celui-ci ne laisse pas respirer Roger qui a l’air vraiment emprunté en ce début de match. Le russe, toujours aussi efficace conclut la première manche sur un coup droit gagnant.
Le numéro un mondial n’est vraiment pas à la fête et est à nouveau malmené sur sa mise en jeu dès l’entame du second set. Comme au set précédent, Nikolaï break Roger et ce à 0/40. Davydenko allie puissance et précision qui laisse souvent Federer sans réaction. Ce dernier bouge mal et est contraint de sauver encore trois balles de break. Debreak de « Rodgeur » sur sa première balle de break grâce à un coup droit croisé supersonique. Et le Suisse repasse devant au jeu suivant : 4/3. Alors que Nikolaï se voyait « trop beau » avec deux breaks d’avance, il est mis sous pression par Federer qui prend à blanc la mise en jeu adverse et sert à 5/3 pour revenir à niveau.
Un set partout et un nouveau match au meilleur des trois manches qui démarre. Davydenko a perdu de sa superbe et les fautes directes commencent à tomber du cote Russe qui lâche son service dès le début du 3ème set. Nikolaï n’y est plus et Roger mène rapidement 3/0. Puis 5/0. Le Suisse passe devant en infligeant une « bulle » à son adversaire. Federer a aligné douze jeux de rang depuis qu’il était mené 2/6 1/3 !!!!Le russe fait des efforts pour revenir mais il est désormais sous l’emprise de « Rodgeur » qui après avoir sauvé une balle de debreak vient « d’enquiller » 13 jeux de suite. Davydenko stoppe l’hémorragie et recolle à 2/1 au 4ème set.
On assiste à nouveau à un grand match de tennis suite au debreak du Russe qui prend les commandes à 4/3. Il obtient même trois balles de break sauvées par le Suisse, impeccable au service. Celui-ci parvient à prendre le service de Nikolaï sur une double faute. Il sert pour une qualification en demi-finale à 5/4 (la 23ème de suite en grand chelem!). Davydenko sauve une balle de match grâce à fantastique retour de revers le long de ligne et égalise à 5/5 en réalisant des prouesses en défense. La tension monte dans cette rencontre à rebondissement. Une nouvelle balle de break pour le Suisse mais un revers de Federer sort d’un quart de poil de cheveux. Ca devient irrespirable quand Federer s’octroie une 4ème balle de break. Celle-ci est la bonne, le Russe sortant un coup droit ayant touché la bande du filet. A 6/5, Roger mène vite 40/0 et le numéro un mondial achève son adversaire sur un ultime coup droit gagnant.