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lundi 1 février 2010

Open d’Australie 2010, la finale : Federer/ Murray

Premier jeu accroché entre les deux finalistes. Federer au service est poussé à l’égalité mais parvient quand même à remporter sa mise en jeu. Le Suisse obtient trois balles de break suite à un fantastique revers gagnant le long de la ligne. La seconde est la bonne, le Suisse effectuant un somptueux décalage coup droit que l’Ecossais ne peut pas toucher. Mais Murray réalise des prouesses en défense et debreak immédiatement. En ce début de partie, les joueurs se jaugent et on assiste par moments à de longs échanges où aucun des deux joueurs ne cherchent à prendre l’initiative. Andy prend ses marques et égalise à 2/2. Celui-ci est très performant en retour et n’hésite pas à agresser Roger sur ses secondes balles. Murray a à nouveau trois balles de break au cinquième jeu. Sauvées par federer qui augmente « le volume » au service. Le match est très serré car on a dépassé la demi-heure de jeu au bout de seulement six jeux. A 4/3, le Suisse s’octroie une balle de break grâce à un magistral revers gagnant le long de la ligne. Concrétisée par un coup droit décroisé fulgurant. Le numéro un mondial sert donc pour le gain du set à 5/3. Il enlève la première manche 6/3 en élevant sensiblement son niveau de jeu.
A 1/1, federer accélère à l’échange et break à blanc Murray. Le Suisse a l’air d’avoir pris la mesure de son adversaire et le bouscule en fond de court. L’Ecossais a la tête dans le sac quand il se retrouve mené 3/1 et 15/40 sur son service. Il s’en sort grâce à son service et un magnifique contre-pied en coup droit long de ligne. Le Britannique n’affiche pas sa sérénité habituelle et est à nouveau sous pression à 4/2 0/40 sur sa mise en jeu. Andy sauve ces balles de break en sortant d’excellents premiers services. Et c’est péniblement que Murray reste au contact 4/3 Federer. Ce dernier gagne finalement la seconde manche 6/4 et prend une belle option pour la victoire finale.
A 1/1, « rodgeur » sauve une balle de break après un long rallye où les deux champions usent de tous les effets et trajectoires. L’Ecossais ne semble pas véritablement affecté par la perte du deuxième set et poursuit la course en tête dans la troisième manche. Le Britannique a l’air de s’être blessé et se touche la cuisse droite à de nombreuses reprises. A 3/2, Murray celui-ci obtient 3 balles de break. Le numéro un mondial commettant quelques fautes directes. Andy réussit à prendre l’engagement du Suisse à la dernière tentative. Et confirme sur sa mise en jeu. Federer remporte son service blanc et oblige l’Ecossais à servir pour le 3ème set. Ce dernier fait preuve de fébrilité et laisse le Suisse recoller à 4/5. « rodgeur » égalise à 5/5 et met la pression à Murray qui a élevé son pourcentage de premiers services dans cette manche. Il réalise trois aces pour mener 6/5. C’est finalement un jeu décisif qui va sceller ce set.
Murray est le plus prompt à démarrer et fait le mini break pour mener 2/0. L’Ecossais perd son avance en expédiant un revers à deux mains dans le couloir : 3/3 puis 5/4 Murray qui obtient deux balles de set grâce à un joli passing de coup droit plongeant. Federer, impérial sauve les deux balles de manche : 6/6. Puis deux autres au terme d’échanges interminables. Ca devient irrespirable dans ce tie break où l’on sent les deux protagonistes sous tension. Ceux-ci nous font revivre en mode miniature le tie break de légende entre Bjorn Borg et John Mac Enroe en finale de Wimbledon en 1980. Le Suisse va obtenir deux balles de match et Andy une ultime balle de set gâchée par une volée de revers dans le couloir. Mais à 12/11 Federer, Murray qui est atteint physiquement envoie un dernier revers dans le filet. Roger, soulagé et au bord des larmes peut lever les bras au ciel et savourer enfin sa 16ème victoire en grand chelem.

vendredi 29 janvier 2010

Open d’Australie 2010, seconde demi finale : Federer/Tsonga

Le numéro un mondial contre le numéro un Français. Il s’agit de la « belle » pour cette confrontation entre les deux hommes qui se sont déjà rencontrés à deux reprises. Les deux joueurs étant à une victoire chacune. Le Suisse qui a gagné le « toss » et a choisi de servir, obtient deux balles de break à 2/1 sauvées par d’excellents premiers services. Federer parvient néanmoins à prendre la mise en jeu adverse à la troisième tentative en glissant un petit passing de coup droit croisé. Le Français joue un peu court à l’échange et donne la possibilité à Roger de distribuer le jeu à sa guise qui varie parfaitement les effets et les longueurs de balles. Le Suisse n’offrant jamais deux fois de suite la même balle empêche « Jo » de développer son jeu d’attaque. En outre, Tsonga réalise un jeu de service médiocre à 5/2 Federer et cède donc la première manche à son adversaire.
Le Suisse continue d’évoluer sur son petit nuage et contrecarre les initiatives du tricolore. Celui-ci a tendance à s’irriter de son manque de réussite mais garde le contact en ce début de seconde manche : 2/2. Revers gagnant le long de la ligne, amortie, volée gagnante ; « Rodgeur » continue d’effectuer son récital et malmène Tsonga sur son engagement. Ce dernier doit le lâcher une nouvelle fois et est encore contraint à courir derrière le score : 6/2 5/2, « Jo » est impuissant et devient spectateur du match comme le public. Le Suisse conclut tranquillement le second set sur sa mise en jeu et fait le break dès le 3ème jeu. Tsonga est « à la rue » et ne peut que constater les dégâts.
Federer atteint la perfection dans tous les compartiments du jeu et profite au maximum des approximations du Français qui après avoir perdu une seconde fois son service semble ne plus y croire. A 5/1 Jo Wilfried sauve l’honneur mais le duel a tourné court dans une rencontre où Tsonga n’a jamais réussi à sortir de sa torpeur. Le manque d’expérience à ce stade de la compétition et le niveau de jeu incroyable du numéro un mondial ont eu raison des dernières velléités françaises. La leçon de tennis a duré un peu moins d’une heure trente : 6/2 6/3 6/2 pour Roger Federer.

jeudi 28 janvier 2010

Open d’Australie 2010, 1ère demi finale : Murray/Cilic

C’est le Croate qui a gagné le tirage au sort et a décidé de recevoir. Dès le deuxième jeu, Cilic est contraint de sauver deux balles de break dont une où les deux joueurs se retrouvent face à face au filet pour un échange spectaculaire. Pas de round d’observation entre ces deux champions qui représentent avec talent la nouvelle génération. Murray prouve que son jeu est d’entrée bien en place en malmenant Cilic sur ses engagements. Celui-ci réplique avec son coup droit dont la vitesse déstabilise le Britannique. Marin s’offre à son tour des balles de break-3- à 2/2. Sauvées par Andy qui profite de la moindre approximation de son adversaire. Cependant, Cilic réussit à prendre le service de Murray à la cinquième tentative. Le Croate confirme son break non sans avoir du batailler. L’Ecossais semble moins en jambe que face à nadal et cède à nouveau à blanc son service à 5/3 pour Marin qui conclut le jeu sur un nouveau coup droit gagnant. Le Croate remporte donc le premier set de façon plutôt convaincante.
Cilic ne semble pas encore éprouver par ses marathons face à Del Potro et Roddick et continue de distribuer ses coups droits puissants en fond de court. En outre, il varie parfaitement en réalisant de temps en temps des services volée. A 2/2, Murray s’invective bruyamment comme s’il cherchait une seconde motivation. Et fait le break suite à un point « monstrueux ». Andy qui avait l’air de grimacer pour une douleur aux lombaires a retrouvé tout son dynamisme. Le 7ème jeu est interminable, le Croate étant amené à sauver plusieurs balles de double break. L’Ecossais parvient à conserver son avance et sert à 5/4 pour égaliser à un set partout : la seconde est la bonne grâce à un enchainement « service coup droit vers l’avant ».
Le travail de sape de Murray commence à payer et Cilic est mis en difficulté dès son second jeu de service. A 15/40, Marin expédie un coup droit dans le filet cède par la même occasion son engagement. Curieusement, Andy commet des fautes inhabituelles en revers et le Croate toujours sur le qui vive debreake aussitôt. A 3/3, rebelote Cilic qui rentre dans le dur lâche à nouveau sa mise en jeu. Murray reste concentré et confirme son break pour mener 5/3. Sans coup férir, l’écossais achève la 3ème manche sur un service gagnant 6/4. Le Croate semble réellement pêcher physiquement au début du 4ème set ; il a tendance à perdre rapidement ses appuis, notamment en coup droit qui est son coup fort. Ce dernier acte est une formalité pour Andy, qui nettement supérieur sur le plan physique conclut tranquillement la partie sur son engagement pour s’imposer 3/6 6/4 6/4 6/2.
Les huit heures passées en plus sur le court depuis le début de la quinzaine ont été fatales à Marin Cilic qui s’est heurté à un roc en la personne d’Andy Murray, dont le niveau de jeu en dent de scie a été suffisamment solide pour annihiler les derniers espoirs du géant Croate. Et seconde finale en grand chelem pour le Britannique après celle de l’Us open 2008.

mercredi 27 janvier 2010

les meilleurs moments du 1/4 de finale Tsonga/Djokovic 7/6 6/7 1/6 6/3 6/1

Open d’Australie 2010, quatrième quart de finale : Tsonga/Djokovic

C’est imperceptible mais Jo Wilfried Tsonga est un peu nerveux en ce début de match et commet quelques fautes en coup droit. Il n’en faut pas plus pour Novak Djokovic de faire le break d’entrée. Toutefois, le Français debreake aussitôt profitant d’amorties mal touchées du Serbe. Peu mobile, tsonga ne parvient pas à garder la balle dans le court et cède à nouveau sa mise en jeu. Cependant, au moment de conclure la première manche à 5/3 sur son service, Djokovic se fait surprendre par son adversaire devenu subitement plus agressif et on se dirige tout droit vers un jeu décisif. Le Serbe réalise le mini break pour mener 4/2. Avantage que « nole » ne conserve pas longtemps suite à un magnifique revers le long de la ligne de « Jo ». Celui-ci est le premier à obtenir une balle de set à 6/5. Mais le Français sort son coup droit. C’est au tour de Novak de mener 7/6. Sauvée par Tsonga qui réalise un bel enchainement service volée. Aucun des deux joueurs ne veut céder : 8/8. Jo prend sa chance en montant au filet. Il remporte le premier set 10/8 au tie break.
Tsonga a manifestement décidé de venir davantage au filet et cela lui réussit jusqu’à présent. Mais à 2/2, il cède sa mise en jeu en expédiant un coup droit dans le filet. Le match devient haché avec des fautes directes de part et d’autre. Djokovic se met à commettre des fautes inhabituelles et c’est à nouveau l’égalité parfaite dans cette seconde manche : 4/4. Les serveurs font la loi et le Français continue de mener les débats, obligeant une nouvelle fois le Serbe à servir pour rester dans le match. C’est encore un jeu décisif qui se profile. C’est fait grâce à un service gagnant de Djokovic. Ce dernier est mené d’emblée 3/0 mais recolle de suite à 3/3. Novak n’est décidemment pas à son affaire et offre le mini break à Jo après une double faute. On joue à « qui perd gagne » dans ce tie break et voilà les deux champions à 4/4. A 6/5 pour le Serbe, Tsonga sort son coup droit et permet « Djoko » d’égaliser à un set partout.
Le gain de la seconde manche semble avoir donné des ailes à « Nole » qui semble nettement plus incisif à l’entame du 3ème set. Il réduit considérablement ses fautes à l’échange et obtient d’entrée une balle de break. Jo Wilfried doit sortir les premières balles pour ne pas se laisser distancer. Mais le Serbe passe la vitesse supérieure et se retrouve à 0/40. Une faute en revers du Français et c’est le break confirmé par djokovic qui prend une option sur le gain de la manche. Double break pour Novak qui est véritablement dominateur dans ce 3ème acte qu’il emporte 6/1. Un set à oublier pour le Français.
Dès l’entame du 4ème set, Djokovic a l’air de souffrir de maux d’estomac et après la perte de son service, à 2/0 pour « Jo » il demande une interruption « médical time out ». Tsonga confirme son break et mène désormais 3/0. « Nole » a baissé de régime et laisse son adversaire prendre le large : 5/0 pour le «Frenchie ». Le 5ème set pointe à l’horizon même si le Français perd un de ses deux breaks d’avance. Ce dernier ne faiblit pas et s’offre deux balles d’égalisation à deux manches partout. La 1ère est la bonne et c’est la cinquième manche qui s’annonce de tous les dangers!
Jo Wilfried est le plus prompt à démarrer et prend la mise en jeu adverse pour se détacher 2/0. Puis 3/1, Tsonga réalise même le double break grâce à une double faute du Serbe qui semble à l’agonie. Jo semble survolté et ramène des balles impossibles : 5/1 et « Djoko » est dos au mur sur son service. Le dernier jeu n’est qu’une formalité pour Tsonga qui conclut la rencontre sur un passing que Djokovic ne peut remettre dans les limites du terrain.

Open d’Australie 2010, troisième quart de finale : Federer/Davydenko

Federer a gagné le tirage au sort et a choisi de servir. D’entrée très offensif, le numéro un mondial a manifestement décidé d’imposer son jeu à son adversaire. Premier jeu compliqué pour le Suisse qui doit sauver deux balles de break. Le Russe semble être plus en jambe que son adversaire et réussit le break dès le troisième jeu. « Rodgeur » n’est pas très mobile et se fait surprendre par les services de Nikolaï qui ne sont pas d’une rapidité extrême. Federer accumule les fautes, notamment en coup droit et double break pour Davydenko qui mène 4/1.Celui-ci ne laisse pas respirer Roger qui a l’air vraiment emprunté en ce début de match. Le russe, toujours aussi efficace conclut la première manche sur un coup droit gagnant.
Le numéro un mondial n’est vraiment pas à la fête et est à nouveau malmené sur sa mise en jeu dès l’entame du second set. Comme au set précédent, Nikolaï break Roger et ce à 0/40. Davydenko allie puissance et précision qui laisse souvent Federer sans réaction. Ce dernier bouge mal et est contraint de sauver encore trois balles de break. Debreak de « Rodgeur » sur sa première balle de break grâce à un coup droit croisé supersonique. Et le Suisse repasse devant au jeu suivant : 4/3. Alors que Nikolaï se voyait « trop beau » avec deux breaks d’avance, il est mis sous pression par Federer qui prend à blanc la mise en jeu adverse et sert à 5/3 pour revenir à niveau.
Un set partout et un nouveau match au meilleur des trois manches qui démarre. Davydenko a perdu de sa superbe et les fautes directes commencent à tomber du cote Russe qui lâche son service dès le début du 3ème set. Nikolaï n’y est plus et Roger mène rapidement 3/0. Puis 5/0. Le Suisse passe devant en infligeant une « bulle » à son adversaire. Federer a aligné douze jeux de rang depuis qu’il était mené 2/6 1/3 !!!!Le russe fait des efforts pour revenir mais il est désormais sous l’emprise de « Rodgeur » qui après avoir sauvé une balle de debreak vient « d’enquiller » 13 jeux de suite. Davydenko stoppe l’hémorragie et recolle à 2/1 au 4ème set.
On assiste à nouveau à un grand match de tennis suite au debreak du Russe qui prend les commandes à 4/3. Il obtient même trois balles de break sauvées par le Suisse, impeccable au service. Celui-ci parvient à prendre le service de Nikolaï sur une double faute. Il sert pour une qualification en demi-finale à 5/4 (la 23ème de suite en grand chelem!). Davydenko sauve une balle de match grâce à fantastique retour de revers le long de ligne et égalise à 5/5 en réalisant des prouesses en défense. La tension monte dans cette rencontre à rebondissement. Une nouvelle balle de break pour le Suisse mais un revers de Federer sort d’un quart de poil de cheveux. Ca devient irrespirable quand Federer s’octroie une 4ème balle de break. Celle-ci est la bonne, le Russe sortant un coup droit ayant touché la bande du filet. A 6/5, Roger mène vite 40/0 et le numéro un mondial achève son adversaire sur un ultime coup droit gagnant.

mardi 26 janvier 2010

Open d’Australie 2010, second quart de finale : Nadal/Murray

Rafael Nadal n’est pas aussi serein que d’habitude. Parce qu’il reste sur une défaite sur l’Ecossais – à Doha- et il se trompe sur le premier challenge de la partie en jugeant à tort une balle longue de Murray. L’Espagnol obtient toutefois deux balles de break à 1/1 : la seconde est convertie après un rallye où les deux joueurs couvrent tout le terrain. Le match est parti sur des bases très élevées ; les points gagnants fusant de part et d’autre du court. Mais Andy se montre un peu plus performant en fond de court et parvient à confirmer son break pour mener 5/2. L’Ecossais fait très mal au Majorquin avec son revers à deux mains croisé. Alors qu’il sert pour le gain du premier set, Murray doit sauver deux balles de break. Il finit par remporter la première manche sur sa 3ème tentative : 6/3.
Nadal met une pression de tous les instants sur l’Ecossais. Celui-ci s’en sort par d’excellentes montées au filet. Plus on avance dans cette rencontre et plus on s’aperçoit que son issue dépendra de la capacité d’Andy à tenir le choc physique. Un feu d’artifice interrompt le match quelques instants. Au retour, « Rafa » en profite pour faire le break. Aussitôt debreaker par Murray dont la longueur de balle est impressionnante. L’Ecossais est très solide en première balle de service, ce qui empêche Nadal de tisser sa toile en fond de court. Le Majorquin est proche du Ko ; 5/5 et trois balles de break sauvées par Rafael qui s’invective comme un beau diable. Celui-ci en sauve une 4ème par un ace. Toujours aussi impérial au service, Andy égalise à 6/6 pour un tie break à suspense !! Ce dernier prend une option pour le gain du jeu décisif en se détachant 3/0. Puis 5/1 pour Murray qui réalise un sans faute. Le Britannique est véritablement dominateur et survole ce tie break gagné sept points à deux.
A 1/0 Murray au 3ème set, Nadal demande le kiné pour une douleur au genou. L’Espagnol se fait masser le genou droit cède sa mise en jeu d’entrée. Andy mène 3/0 et « Rafa » préfère jeter l’éponge, handicapé par son genou douloureux. L’Ecossais retrouvera Marin Cilic en demi finale.

Open d’Australie 2010, premier quart de finale : Roddick/Cilic

On rentre dans le vif du sujet pour ces quart de finales avec désormais huit prétendants au titre. Les premiers à entrer en scène sont L’Américain Andy Roddick et le Croate Marin Cilic. Celui-ci obtient sa 1ère balle de break dès le troisième jeu, hélas gâchée par une faute en coup droit. Marin met d’emblée Andy à contribution qui doit sauver trois balles de break sur sa seconde mise en jeu. Roddick use beaucoup de revers slices qui obligent Cilic à se baisser bas sur les jambes et à commettre certaines fautes. En ce début de partie, les joueurs s’observent comme deux fauves en cage. Si Marin fait prés de trois fois plus de fautes qu’Andy, il réalise deux fois plus de points gagnants. L’on constate que l’Américain couvre plus de terrain que le Croate.Celui-ci doit néanmoins sauver une balle de set à 5/4 Roddick. Et c’est Cilic qui réussit le break au jeu suivant sur une faute en coup droit décroisé de son adversaire. Marin se montre quelque peu fébrile et offre une balle de 6/6 à Andy. C’est le tie break suite à une nouvelle faute en coup droit de cilic. Ce dernier est plus saignant en fond de court et se détache vite 2/0. Roddick n’entend pas laisser s’enfuir son challenger et les deux joueurs tournent à 3/3. Cilic est mesure de conclure lorsqu’il mène 5/4 et ses deux services. C’est fait sur un coup droit gagnant le long de la ligne : 7/6 pour Marin.
Roddick fait appel au kiné dès la fin du premier set. Il semble être touché à l’épaule droite. Si l’Américain fait le break pour mener 2/1, il semble handicapé et avoir perdu sa mobilité. Le Croate qui reste lucide, joue parfaitement tactiquement et s’envole pour mener 5/2 dans ce second set. C’est mission impossible pour Andy qui subit les coups de boutoirs de Cilic : 7/6 6/3. Alors que l’on Croyait roddick diminué par sa blessure à l’épaule, il revient d’entrée dans la partie profitant d’un certain attentisme de Marin qui éprouve manifestement le besoin de souffler après deux manches de très haut niveau. Andy retrouve une seconde santé, monte plus au filet et déstabilise son adversaire : il breake tôt au début des 3ème et 4ème sets pour revenir à hauteur. Mais le Croate qui a franchi un cap depuis son ¼ de finale à l’Us open fait l’effort pour prendre le service de l’Américain à l’entame de la manche décisive pour conserver cette avance jusqu’à la fin : 7/6 6/3 3/6 2/6 6/3. Il devient le premier qualifié pour les demi finales. Prochain adversaire : Nadal ou Murray.

lundi 25 janvier 2010

revivez près de 10 minutes d'un 1/8ème de finale d'anthologie : Roddick bat Gonzalez 6/2 au 5ème set

Open d’Australie 2010 : Federer/Hewitt

Il s’agit du remake du 1/8ème de finale qui a opposé les deux joueurs en 2004. Cette année là qui voyait le Suisse remporter son premier open d’Australie, Roger avait gagné en quatre manches après avoir été malmené dans la première manche. Pour ce dernier match du lundi 25 janvier, le numéro un mondial démarre la partie sur les chapeaux de roue. Aucun espace n’est laissé à l’Australien qui se retrouve vite mené 6/2 5/2. Cela tourne à la démonstration pour ne pas dire à l’humiliation car Federer utilise à merveille ses grands coups droits suivis de fantastiques revers le long de la ligne. On ne voit pas comment Hewitt peut s’en sortir tant la maitrise de « Rodgeur » est impressionnante. Lleytton est obligé de prendre un maximum de risque pour déstabiliser son adversaire. Le Suisse fait claquer ses premières balles de service pour s’adjuger la seconde manche 6/3.
La domination est moins franche en ce début de troisième set. Toutefois, on s’aperçoit que le numéro un mondial semble pouvoir faire la différence à tous les instants. La partie s’équilibre jusqu’à 3/3 où federer s’octroie deux nouvelles balles de break. La première est la bonne, concrétisée par une monstrueuse accélération de coup droit le long de la ligne. Hewitt jette ses dernières forces dans la rencontre et réussit à égaliser à 4/4. Cependant, « Rodgeur » breake une nouvelle fois suite à magistral passing de coup droit croisé. Lleytton s’accroche comme un beau diable et obtient deux balles d’égalisation à 5/5. Un coup droit et un service gagnants plus tard, le Suisse s’approche à deux points de la victoire. Federer finit par conclure sur un ultime service que l’Australien renvoie dans le filet. 6/2 6/3 6/4 et une partie parfaitement contrôlée de bout en bout par le plus grand joueur de l’histoire du tennis.

Open d’Australie 2010 : Tsonga/Almagro

Le Français rentre parfaitement dans son 1/8ème de finale et breake dès le deuxième jeu l’Espagnol. 3/0, 4/1 puis 5/2 pour tsonga qui semble très concentré. « Jo » conclut le premier set 6/3 en moins de trente minutes. Le Manceau maintient son étreinte et prend le service adverse dès le 2ème jeu de la seconde manche. Almagro semble à l’agonie et fait appel au kiné au milieu du set pour un poignet douloureux. La fin de ce second acte confirme la domination du Français qui l’achève sur le score de 6/4.
Paradoxalement et alors qu’il mène deux set à zéro, Tsonga s’agace de ne pouvoir prendre le large rapidement dans cette rencontre. En outre, il s’en prend aux photographes en fin de set qu’il juge trop bruyants. S’avérant incapable de retrouver son calme, « la dernière chance française » cède son engagement à 5/4 Almagro sur une double faute. Tout est à refaire dans le 4ème set ; Le Français s’est bien compliqué la vie en sortant tout seul de la partie d’autant plus que Nicolas semble vraiment être rentre dans le match. La rencontre monte en intensité, les deux joueurs s’invectivant à tour de rôle. A 4/4, « Jo » obtient une balle de break gâchée par un retour de service sur seconde balle dans le filet. Almagro en sauve une deuxième grâce à un coup droit gagnant décroisé. Les serveurs sont particulièrement performants et on se dirige tout naturellement vers un jeu décisif sous haute tension. Les services claquent de part et d’autre et les deux premiers points sont deux aces. Nicolas prend l’avantage sur une faute en coup droit de Jo Wilfried. C’est l’égalité parfaite au changement de cote : 3/3.Tsonga passe devant pour mener 4/3 en se motivant « à la Nadal ». Ce tie break est extrêmement serré : 5/5. Double faute du Français qui offre une balle d’égalisation à deux manches partout. Magnifiquement sauvée par un somptueux passing de revers le long de ligne. 7/6 Almagro qui égalise à deux sets partout suite à une volée de coup droit expédiée dans le couloir.
C’est le set décisif et baptême de feu pour le Français qui dispute son premier match en cinq sets. L’hisense aréna est en ébullition et la tension est palpable sur chaque point. Les deux champions font néanmoins preuve de maitrise et une seule balle de break n’est à sauver jusqu’à 6/6. Toutefois, l’Espagnol affiche une plus grande sérénité. Alors que Tsonga semblait en perdition, il se fait violence pour remporter ses mises en jeu et à 8/7, il s’octroie une balle de match qu’il concrétise après une attaque en coup droit suivie d’une volée croisé. Fin de partie énorme du Français qui montre encore une fois qu’il est bien le leader du tennis tricolore.

Open d’Australie 2010 : huitième de finale => la suite

Malgré tous les efforts du Polonais pour contrarier la marche triomphante de Novak djokovic, le Serbe parvient à prendre le service adverse à 5/5. Le numéro trois mondial sert pour le gain de la partie à 6/5 et sans coup férir se qualifie pour son troisième quart de finale consécutif à Melbourne : victoire finale de « Nole » 6/1 6/2 7/5. Sur la Rod Laver aréna, on a le sentiment que la rencontre est en train de tourner. Mais alors que l’Espagnol sert à 5/3 pour égaliser à deux sets partout, Verdasco laisse Davydenko recoller à 5/5. Fernando sauve une balle de break, poursuit la course en tête 6/5 et oblige une nouvelle fois Nikolaï à rester dans le set.
C’est le jeu décisif avec un suspense difficilement supportable pour les fans de deux champions. Mini break d’entrée pour le Russe qui réalise une magnifique accélération le long de la ligne en revers à deux mains. Verdasco ne veut pas se laisser distancer et réplique par un non moins fantastique retour de service. Davydenko reprend les commandes suite à 17 ème double faute de l’Espagnol. On joue cependant à « qui perd gagne » dans ce tie break et les joueurs tournent à 3/3. Enorme faute en coup droit de Fernando qui offre à son adversaire la possibilité de conclure sur son service. La sérénité n’habite pas les deux protagonistes et Nikolaï perd ses deux points de service pour offrir une balle de set à Verdasco : un service gagnant plus tard et le Russe se voit embarquer dans un 5ème set de tous les dangers. Davydenko ruine les espoirs de l'espagnol en limitant au maximum les fautes directes. il finit par s'imposer 6/3 mais apres avoir ete poussé dans ses derniers retranchements.

Open d’Australie 2010, lundi 25 janvier : Verdasco/Davydenko et Djokovic/Kubot

Les rallyes de fond de court ne mettent pas un set avant de démarrer entre Fernando Verdasco et Nikolaï davydenko. Des le premier jeu, les joueurs sont dans le vif du sujet. On note d’emblée que le Russe n’aura pas une partie aussi facile que les trois précédentes. Cependant, à 2/2, davydenko breake Verdasco à 15/40 ; l’Espagnol accumulant les fautes au service et à l’échange. Nikolaï confirme son break en durcissant ses frappes. Fernando est contraint de limiter ses erreurs sous peine d’être vite en difficulté dans ses jeux de service. En effet, la moindre petite seconde balle de Verdasco est exploitée par le russe qui met une pression de tous les instants à l’Espagnol. Le double break ne tarde pas à arriver : 5/2 Davydenko. Celui-ci obtient une balle de set sauvée par l’Ibérique qui arrondi davantage ses trajectoires. Toutefois, la première manche est pour Nikolaï qui profite des cadeaux en retour de service de Fernando.
Frustré par son entame de match, Verdasco met plus d’intensité dans ses frappes et s’octroie 3 balles de break à 1/0. Un coup droit dans le filet de son adversaire et voilà l’Espagnol à 2/0 service à suivre. Malgré cette avance « verda » retombe dans ses travers du premier set : double faute et trajectoires pas suffisamment bombées qui conviennent parfaitement au jeu du Russe. Il n’en faut pas moins au vainqueur du dernier masters pour égaliser à 2/2. Verdasco est obligé de jouer le coup parfait s’il ne veut pas subir les assauts répétés de davydenko. La partie s’équilibre néanmoins avec un Espagnol qui s’applique à soigner ses frappes de balles, notamment en coup droit. Mais à 4/4 rebelote pour le russe qui a trois nouvelles balles de break. Fernando parvient à se sortir de ce « guêpier » grâce à une régularité retrouvée à l’échange et d’excellentes premières balles de service. 5/5 : c’est le « money time » dans ce second set. Verdasco se montre trop gourmand et offre une nouvelle fois deux balles de break à Davydenko. Ce dernier peut remercier son adversaire qui lui donne son service sur une huitième double faute. Et en à peine plus d’une heure trente, le Russe se détache 6/2 7/5.
Dans le second 1/8ème de la journée, Novak Djokovic démarre sur les chapeaux de roue en remportant le premier set 6/1 en trente minutes. Kubot, qui avec sa casquette vissée à l’envers a des faux airs de l’Allemand Rainer Schuettler, s’accroche tant bien que mal dans la deuxième manche mais se fait breaker à 2/2. « Djoko » dominateur en fond de court prend les commandes et ne laisse pas respirer Kubot qui ne peut que constater les dégâts : 6/1 6/2 pour le Serbe qui a remporté les deux tiers des points joués depuis le début de la rencontre. Sur la Rod laver aréna, Verdasco semble s’être fait une nouvelle santé : il mène 4/2 mais ne parvient pas à confirmer son break. De son cote, « Nole » gère tranquillement sa domination et breake comme au second set le polonais à 2/2 grâce à une double faute de Lukasz. Pendant ce temps, davydenko perd son premier set du tournoi. Verdasco n’a pas l’intention d’en rester là et un nouveau bras de fer commence sur le court principal de Melbourne.

dimanche 24 janvier 2010

Open d’Australie 2010 : Les derniers qualifiés du dimanche

Marin Cilic n’en finit plus d’étonner les observateurs du tennis et les fans de la petite balle jaune. En sortant le vainqueur du dernier tournoi du grand chelem, le jeune Croate se qualifie pour son deuxième quart de finale consécutif et prend sa revanche sur celui qui l’avait sorti lors du dernier Us open. Ainsi, au cours d’une partie acharnée mais parfois décousue, Marin a créé un nouvel exploit en maitrisant 6/3 au 5ème set un Del Potro, éreinté par son marathon face à James Blake au second tour et diminué par un œdème au poignet. Andy Roddick devra se méfier de Cilic en quart de finale et tous les autres compétiteurs dans les mois à venir car la répétition de ses performances en grand chelem et son succès au début de mois de janvier à Chennai ne doivent vraiment rien au hasard.
Fernando Gonzalez, finaliste de l’édition 2007 a de bonne raison de maudire le « Hawke eye » ce système d’arbitrage vidéo qui permet à un joueur s’estimant léser par une décision arbitral de revenir sur le point perdu. A 6/5 Roddick dans le 4ème set et deux manches à une pour le Chilien, le Texan obtient une balle d’égalisation à deux sets partout. Un coup droit d’Andy est annoncé faute. Fernando qui était pourtant en mesure de jouer la balle, ne joue pas le point. L’Américain fait jouer son challenge et après le visionnage de la video, l’arbitre donne le point à Roddick, ce qui lui permet de revenir à niveau. Gonzalez, manifestement fatigué et malgré la quantité impressionnante de points gagnants engrangés durant les quatre premiers actes – 75- n’a plus l’énergie pour contester la suprématie adverse. Il s’incline 6/2 dans l’ultime manche au cours d’une partie qui a souvent tutoyé les sommets.

Open d’Australie 2010 : Allo Melbourne ?

Andy Murray réalise un sans faute pour sortir John Isner, le géant Américain, tombeur de Gaël Monfils au tour précédent. Une seule alerte pour l’Ecossais lors du premier set où Andy doit sauver une balle de set. Mais la concentration extrême et les qualités de contremur de Murray ont vite raison de la fougue d’Isner. Une victoire rondement menée en trois manches 7/6 6/3 6/2.
Dans le second 1/8ème de finale, Rafael Nadal est confronté à Ivo Karlovic qui a éliminé depuis le début du tournoi, Radek Stepanek, Julien Benneteau et Ivan Ljubicic. Un nouveau test pour le Majorquin après sa partie plus que délicate en 1/16ème de finale qui l’avait vu venir à bout de Philip Kohlschreiber. La clé de la rencontre va résider dans la capacité de l’Espagnol à retourner les services surpuissants du Croate.4/4, le numéro deux mondial profite d’une hésitation au filet de Karlovic et realise des prouesses en défense pour prendre la mise en jeu adverse. « Rafa » conclut la première manche sur son engagement. Le match commence à s’emballer dès l’entame du second set, notamment un point- gagné par Nadal sur smash- où les deux champions quadrillent le terrain et font assaut de leur qualité athlétique. Et contre toute attente au 10ème jeu, Ivo break à 0/40 et par la même occasion égalise à un set partout.
Il en faut plus pour déstabiliser Nadal qui repart de plus belle dans le troisième acte. Il prend la mise en jeu adverse des le 3ème jeu et conserve cette avance jusqu’à la fin. Karlovic qui a fait douter l’Espagnol dans le second set est d’un coup moins dense dans ses frappes et semble accuser quelque le coup. Le début du quatrième set est la copie conforme du troisieme : le break est fait une nouvelle fois à 1/1 et Nadal, tel le requin reniflant le sang prend rapidement ses distances. Il parvient comme au set précédent à maintenir ce gain et s’impose finalement 6/4 4/6 6/4 6/4.